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16/11/20
S&m2
Metallica
 
20 ans après le premier volume, METALLICA retrouve l’orchestre symphonique de San Francisco ! C’est maintenant le compositeur et chef d’orchestre Michael Tilson THOMAS qui dirige le projet. Lars ULRICH explique que le groupe s’est davantage ouvert avec le temps et que c’est l’occasion d’incorporer des titres plus récents dans de nouvelles adaptations symphoniques.

L’intro du concert des Four Horsemen, The Ecstasy Of Gold d’ Ennio Morricone fait monter (encore plus que d’habitude) la pression avant d’enchaîner avec The Call Of Ktulu. METALLICA ne prend aucun risque car cet instrumental s’accorde admirablement bien avec l’orchestre pour un rendu épique décuplé ! Je ressens immédiatement que la batterie domine la production sonore, devant l’orchestre et les guitares. Je pense que c’est voulu afin d’imprimer clairement le tempo. Ride The Lightning encore à l’honneur avec l’immense For Whom the Bell Tolls (quel solo !). METALLICA tient à rassurer ses fans par des classiques dont les mélodies ont traversé 4 décennies...

Le single de Death Magnetic The Day That Never Comes conserve l’émotion de cette power ballade et passe bien l’épreuve de le symphonie. Hardwired… To Self-Destruct de 2016 est abordé au travers Confusion, Moth Into Flame et Halo on Fire mais ce passage me semble un peu lourd, peu digeste. Peut être que ces titres, bien que bons, n’ont intrinsèquement pas le même niveau mélodique que les compositions des années 80… Néanmoins le choix de METALLICA de les proposer dans ce S&M2 est judicieux.

Le milieu du concert crée une sensation d’ennui chez moi. Manque de punch, de morceaux percutants et les discussions qui n’en finissent plus au début du disque 2 m’exaspèrent. James HETFIELD chante plutôt bien dans S&M2, le chanteur guitariste semble plutôt en forme comme en témoigne sa belle prestation sur The Unforgiven III. (Anesthesia) – Pulling Teeth constitue sans aucun doute le meilleur passage du double live. L’hommage symphonique de cet instrumental joué initialement à la basse par le regretté Cliff BURTON est magnifique : ce son vrombissant de la contrebasse, évoluant seule pendant plus de 5 minutes avant de partir en folie avec la batterie ! Cette version dégage une émotion très spéciale, magique !

Le final constitué des indispensables Wherever I May Roam, One, Master of Puppets, Nothing Else Matters et Enter Sandman me régale, je trouve peut être leur version encore meilleure que celle de S&M.

En conclusion, ce live présente des hauts (le début et la fin du concert) et des bas (le ventre mou du milieu). Il a le mérite de changer sa setlist par rapport à son petit frère S&M de 1999, en intégrant des morceaux des années 2000. Bien sûr il ne peut égaler le Live Shit : Binge And Purge (1993), le plus grand témoignage live de METALLICA. Il s’adresse donc principalement aux fans et aux collectionneurs, désireux de redécouvrir ces fameuses chansons différemment.


S&M2 :

CD 1
01. The Ecstasy of Gold (Live)
02. The Call of Ktulu (Live)
03. For Whom the Bell Tolls (Live)
04. The Day That Never Comes (Live)
05. The Memory Remains (Live)
06. Confusion (Live)
07. Moth Into Flame (Live)
08. The Outlaw Torn (Live)
09. No Leaf Clover (Live)
10. Halo on Fire (Live)

CD 2
01. Intro to Scythian Suite (Live)
02. Scythian Suite, Opus 20 II: The Enemy God And The Dance Of The Dark Spirits (Live)
03. Intro to The Iron Foundry (Live)
04. The Iron Foundry, Opus 19 (Live)
05. The Unforgiven III (Live)
06. All Within My Hands (Live)
07. (Anesthesia) – Pulling Teeth (Live)
08. Wherever I May Roam (Live)
09. One (Live)
10. Master of Puppets (Live)
11. Nothing Else Matters (Live)
12. Enter Sandman (Live)

(Anesthesia) – Pulling Teeth: cliquez ici
NOCTUS
Date de publication : lundi 16 novembre 2020