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Chronique
WODA WODA - L'ultimo testamento

Style : Hard Rock
Support :  MP3 - Année : 2026
Provenance du disque : Reçu du label
10titre(s) - 32minute(s)

Site(s) Internet : 
WODA WODA FACEBOOK
WODA WODA INSTAGRAM

Label(s) :
Wanikiya Records
 (17/20)

Auteur : Pumpkin-T
Date de publication : 20/02/2026
La fake news infernale
S’ils avaient été un tribute band de STATUS QUO, ils se seraient appelés Down Down. Pour VAN HALEN, c’eût été Tora Tora, et pour THE OFFSPRINGS, Walla Walla. Seulement woilà, WODA WODA est né en 2015 dans le nord de l’Italie pour rendre hommage à, devinez qui ? Oui, la fameuse formation des 90s, LITFIBA (écoute ici, si tu m’crois pas). En 2018, le groupe commence à tourner avec ses propres compositions mais se décompose fin 2019. Massimo, le chanteur, se retrouve tout seul, rencontre le guitariste Alessio et tous deux agrègent un nouveau line-up qui prend son envol, s’éloigne de ses racines Indie Rock et intègre des sons nettement plus durs. Entre 2018 et 2025 le groupe a égrené une dizaine de singles et les voici enfin papas d’un album complet !

Alors, où en est-on avec ce skeud tout beau tout chaud ?
L’introduction est un discours qui pose le concept de l’album. Tout de suite, je me suis retrouvé dans la même ambiance sonore que celle qui ouvre un de mes albums de metal italien préféré - je parle d’Over The Space par ELEKTRADRIVE (Lire ici.) - sauf qu’au lieu de durer vingt-cinq secondes, la contextualisation dure ici deux minutes et demi. Je suis impressionné car il n’y a rien de plus casse-gueule que l’exercice de la narration, or ce gars parle une langue que je n’ai jamais apprise et parvient à me captiver, à m’envoûter. Un tour de force !

Le concept est futé bien qu’un peu subversif quand même. Il s’agit d’achever la Divine Trilogie. Après l’Ancien Testament et le Nouveau Testament (deux gros succès en librairie) WODA WODA décide d’écrire l’Ultime Testament soit, dans la langue de Machiavel, L’Ultimo Testamento. Pour la cause, les membres du groupe se distribuent les rôles de démons, d’anges déchus et autres monstres pour nous révéler que l’Enfer tel que nous pensons le connaître est une fake news, que Caïn s’est mis le doigt dans l’œil, et que Little Nicky se goinfre d’ananas au lieu de jouer avec.

S’ensuit une série de neuf chansons assez courtes, pleines de fraicheur et aux mélodies bien souvent mémorables. La tonalité générale est assez orientée hard rock telle que sur les deux premiers titres Serial Killer et La Chiave Del Caos avec son refrain en or. J’apprécie le chant baryton clair de Massimo, toujours très bien placé et avec des lignes mélodiques impeccablement tracées.
Le rock solidement riffé prend une tournure aux accents de pop enlevée sur Asfalto, morceau qui abrite des solos de guitare plein de virtuosité et de feeling.
Pour limiter l’ennui, Vola La Mia Prua déboule avec vigueur avec des accents punks festifs sur lesquels vous pourrez pogoter dans la joie lors des concerts. Dans le groupe tout le monde participe aux chœurs et sur ce titre ils ont de quoi se faire friser les cordes vocales.
La basse met le turbo sur I Viali Dell Inferno et tire le morceau comme un moteur sur lequel on sait pouvoir compter.
Eh allez ! Nouvelle corde à son arc, WODA WODA se la joue heavy metal, quasiment en mode MANOWAR pour Asmodeus le titre le plus lourd et épique de l’album et, encore une fois, avec un refrain très accrocheur. Composition à tiroirs, la chanson va aller jusqu’à sa fin en passant par des phases surprenantes et très créatives.
Nous voici arrivés chez le guilleret Lucifer, un mec visiblement plus cool dans la version ultime du Testament que dans les précédents épisodes.
Sur Veleno c’est carrément la mega-teuf, Waynes !
Pour finir, Lazy Mazikeen nous propose du lourd à nouveau, le batteur tapant carrément sur une enclume… Metal on metal, y’a que ça de vrai !

L’Ultimo Testamento est un album surprenant, à la fois très traditionnel dans son approche hard rock et plutôt original dans la manière dont il convoque diverses influences. J’ai un diagnostic en demi-teinte sur la qualité du son, par moment un peu fragile même s’il ne manque pas de dynamisme. J’ai parfois l’impression que l’enregistrement de la guitare solo a été réalisé dans des conditions peu optimales, mais ce petit défaut donne un cachet authentique que j’aime bien. Je salue le chant en italien qui sonne très bien et contribue forger l’identité d’un groupe à découvrir !

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Membres actuels

WODA WODA est composé de :
- Massimo « Lucifer » MONTECUCCO, chant ;
- Alessio « Samael » LANZA, guitare rythmique et chœurs ;
- Ansel « Asmodeus » D’ANGELO, basse et chœurs ;
- Enrico « Behemoth » MASINI, guitare solo et chœurs ;
- Andrea « Leviathan » MAZZA, batterie et chœurs ;

Et, invité sur Lady Mazikeen, Tiziano SPIGNO (EXTREMA, OPERA NERA), chœurs.


En écoute ici

Extraits de L’Ultimo Testamento :
- Veleno : Cliquez ici !
- Lady Mazikeen : Cliquez ici !

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