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Reportage :  ACDC : It's a long way to the top - 40 ans de High Voltage Rock'n'Roll -
2ème partie
( ACDC )
Date de publication : 10/05/15
Auteur : metalmp
Après avoir traversé les années 70 en proposant un Hard Rock survitaminé et s'être installé à Londres, ACDC rencontre la gloire internationale en 1979 grâce à Highway To Hell. Las, à l'aube des années 1980, Bon SCOTT disparait tragiquement. Rapidement remplacé par Brian JOHNSON, ACDC publie Back In Black en juillet 1980 devenant le plus important groupe de Hard Rock du moment. La suite sera plus compliquée...

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Après avoir tutoyé les sommets, ACDC va voir certaines choses bouleversées dans les années qui suivent. Dès 1983, Brian JOHNSON décide de s’installer à Miami, en Floride, fuyant la fiscalité britannique. ACDC décide également de mettre un terme à sa relation avec Peter MENSCH et confie le management du groupe à Ian JEFFERY, anciennement road manager de la formation. Les affaires restent ainsi en famille… Puis dans le courant du mois d’avril, le groupe se retrouve de nouveau aux Compass Point Studios de Nassau, mais cette fois, sans producteur, les frères YOUNG ayant décidé de prendre les choses en main. Sans doute le temps passé et l'argent dépensé (perdu?) sur l'album précédent les a-t-il convaincus d'être capables de faire au moins aussi bien, et plus vite.

Le mois d’août 1983 voit enfin sortir le nouvel album d’ACDC Flick Of The Switch, le 19. Bientôt, pourtant, les fans s’avouent déroutés par le contenu de ce nouveau disque. Certes, Angus and Co. continuent de faire ce qu’ils savent le mieux, du bon gros Rock chaleureux qui tache, mais l’ensemble manque de cette touche si spéciale qui fait la magie du groupe. Serait-ce dû au fait que la formation ait décidé de se charger de la production, ou plus simplement à un léger manque d’inspiration ? Le fait est qu’après trois énormes succès ACDC a de quoi être fatigué, tout en se trouvant dans la délicate position de devoir préserver son statut de leader international du hard rock (Flick... se classe tout de même n°4 en Angleterre et n°11 aux USA). La baisse de régime est excusable, toute grande formation passant par-là un jour ou l’autre. Un peu de vrai repos ne serait d’ailleurs pas une mauvaise chose. C’est le moment que choisissent Angus et Malcolm YOUNG pour mettre fin à une autre relation de longue durée en se séparant de Phil RUDD. Il doit respirer, reprendre des forces, se défaire de sa relation à l’alcool et retrouver un équilibre familial que le rythme de vie d’ACDC rend impossible… Ce licenciement impacte directement la tournée qui se voit, par la force des choses, repoussée le temps qu’ACDC trouve un batteur remplaçant.

La recherche s’annonce plus complexe que prévue. Au point que le groupe décide de passer une annonce – sans mentionner le nom d’ACDC – dans un journal anglais. Les auditions révèlent Simon WRIGHT. Le jeune batteur frappe fort et juste, et a mis sa puissance au service de groupes de seconde zone, éternels nouveaux espoirs, tels que A-II-Z, TORA ! TORA ! ou encore TYTAN. Ce nouveau line-up d’ACDC répète intensivement avant de lancer sa nouvelle tournée mondiale à Vancouver (Canada) le 11 octobre 1983. Mais entre temps, le monde musical a connu, lui aussi, quelques changements, notamment l’arrivée et la confirmation de nouveaux challengers, ceux issus de la NWOBHM qui sont sortis du lot (IRON MAIDEN et SAXON en tête), et des nouvelles vagues US, Glam (MOTLEY CRUE) ou Thrash (METALLICA). ACDC ressent directement cette nouvelle concurrence tout au long de sa tournée, plus courte et principalement concentrée sur les USA où la demande reste importante.

La nouvelle édition des Monsters of Rock qui se tient en août 1984 est l’un des événement les plus attendus mais n’attire « que » 65.000 personnes venues assister aux prestations de Gary MOORE, Y&T, ACCEPT, MOTLEY CRUE, Ozzy OSBOURNE et VAN HALEN et le groupe vedette qui a pourtant de quoi attirer des foules entières puisqu’il s’agit une nouvelle fois d’ACDC. Las, Flick Of The Switch, sorti l’année précédente, a déçu, et le groupe traverse une mauvaise passe, ne réussit plus autant à convaincre et est rattrapé par de jeunes formations ambitieuses. ACDC peine tant à séduire que certaines dates doivent être annulées ou, pire, jouées devant un public restreint comme c’est le cas à Paris le 15 septembre 84. ACDC investit cette salle de 18.000 places, inaugurée quelques mois plus tôt (le 3 février 1984), pour ne se produire que devant à peine 5.000 personnes… Un peu de repos, après le dernier show donné à Lyon le 12 septembre 1984, serait peut-être bienvenu avant de repartir d’un bon pied.

Cependant, malgré un petit coup de mou, ACDC est entré dans l’histoire et s’adonne au plaisir des grand-messes que sont les festivals. D’habitude happening estival, la donne est changée lorsque le groupe se rend à Rio, au Brésil en janvier 1985 (OK, les saisons sont inversées dans l’hémisphère sud et la température dépasse les 30° en janvier…) où l’on retrouve sur scène, le 19, pas moins que les boys, IRON MAIDEN, Gary MOORE, QUEEN, SCORPIONS, Ozzy OSBOURNE ou encore WHITESNAKE. Une affiche de rêve qui attire des foules hors du commun.

Il est ensuite temps de donner naissance à un nouvel album pour lequel la formation décide d’investir les Mountain Studios suisses de Montreux. Le gang des frères YOUNG semble avoir tiré les leçons du semi-échec de Flick Of The Switch et revient, le 28 juin 1985, avec Fly On The Wall, un album au Rock binaire qui a fait sa gloire, et le démontre avec Sink The Pink, Shake Your Foundations ou Danger. De nouveau produit par Angus et Malcolm, ce nouvel album est dans l’ensemble mieux accueilli par la presse, mais le public, européen principalement, semble las d’écouter toujours les mêmes accords et n’a pas oublié la déception de Flick. Alors que les critiques sont meilleures, les ventes ne suivent pas (n°7 GB et 32 US) plongeant une nouvelle fois ACDC dans le doute. Le groupe décide plus tard d’écourter sa tournée européenne (il ne passera même pas en France en 1986 après l’affront de Bercy...) pour mieux se consacrer aux USA où une tournée marathon est mise en place. Plus que jamais, ACDC s’y impose de toutes ses forces dès le 4 septembre à Birmignham. Le groupe continue son travail de sape nord américain jusqu’au mois de décembre avant de revenir en Europe entre le 10 janvier à Pecs, en Hongrie, et le 16 février 1986 à Copenhague.

Le groupe profite de l’engouement des Américains pour sortir au mois de mai 1986 une compilation contenant trois nouveaux titres figurant sur la bande originale du film réalisé par Stephen KING, Maximum Overdrive. Who Made Who a plus pour objectif d’être un support pour ces titres qu’un véritable album, car les autres chansons sont des succès internationaux que les fans possèdent déjà (You Shook Me All Night Long, Hell’s Bells, For Those About To Rock, Ride On…). Si le film est un échec artistique et commercial, l’album remporte un succès modéré (n°11 GB et seulement 33 US), le public ne se l’arrachant pas particulièrement. C’est sur scène qu’il veut voir ACDC, plus que d’écouter encore ses classiques et se sentir un peu arnaqué par une stratégie marketing qui ne cherche qu’à pousser le fan à l’achat… De nouveau, le public américain est à l’honneur puisqu’une tournée lui est offerte du 30 juillet 1987 à la Nouvelle Orléans jusqu’au 20 septembre dans l’Etat de New York. L’attente d’un nouveau véritable album commence à se faire sentir. Mais la tournée est encore loin d’être terminée, puisqu’elle doit s’étendre jusqu’au mois de septembre. Ensuite, le repos s’impose.

Courant 1987, ACDC pose ses flight-cases et son matériel en Provence et investit le studio Miraval. La leçon des deux albums précédents est retenue et Angus et Malcolm laissent la console. Cette fois, ils ont décidé de faire de nouveau appel à la famille. Harry VANDA et George YOUNG viennent donc produire Blow Up You Video qui parait le 28 janvier 1988 à grand renfort de pub et de tube, en l’occurrence l’imparable Heatseeker. Et l’on sent qu’ACDC a de nouveau la pêche et l’envie d’atteindre de nouveaux sommets. Les autres temps forts de l’album (That’s The Way I Wanna Rock’n’roll, Some Sin For Nothin’, Nick Of Time) satisfont pleinement le public qui place Blow Up à une méritée 12ème place US et 2nde anglaise.

Sans surprise, le public australien réserve un accueil plus que triomphal à ses idoles qui n’ont pas donné de concert à domicile depuis 1981, et proposent cette fois de traverser 5 villes avec 21 concerts en à peine 1 mois ! Malgré 5 concerts du 29 janvier au 2 février 1988, Perth est marquée par nombre d’incidents et une cinquantaine d’arrestations lors du passage d’ACDC le 1 février 88. Après ces retrouvailles australes, retour en Europe pendant plus d’un mois. Les salles se remplissent, même si, raisonnablement, ACDC préfère jouer dans un Zénith parisien complet (le 6 avril 1988) que dans un Bercy à moitié vide… Après le concert donné à Wembley le 13 avril, ACDC se voit forcé d’annoncer se séparer momentanément de Malcolm YOUNG dont l’attirance pour certaines substances nuit à son implication dans le groupe. La surprise est tout de même assez grande, bien que la nouvelle fût logique, de le voir remplacé par son cousin Stevie YOUNG (STARFIGHTERS) au cours de la tournée US qui suit entre le mois de mai (les 3 et 4 à Portland) et le 13 novembre à Inglewood en Californie (pour un total de 118 shows répartis en 3 périodes). Malcolm part en cure le temps nécessaire.

L’année 1989 est consacrée au repos et au règlement de certaines affaires personnelles. Malcolm est en cure et son état s’améliore, mais Brian JOHNSON se trouve en plein divorce à l’américaine… Ce repos forcé ne plait guère à Simon WRIGHT qui décide de quitter ACDC pour répondre à l’appel de DIO (le chanteur rejoindra rapidement BLACK SABBATH, se séparant de tout son staff…)

RETOUR EN FORCE : LES ANNEES 90

L’année 1990 est marquée par les retrouvailles avec Malcolm YOUNG. Les frères mettent en boite quelques idées et se chargent, l’esprit de Brian n’étant à ce moment que peu disposé à l’exercice, d’écrire les paroles des nouvelles chansons. Puis, tout le groupe se réunit à Brighton au mois d’avril afin d’y auditionner Chris SLADE. Le batteur né le 30 octobre 1946 a joué avec Tom JONES, URIAH HEEP, a tenté l’aventure avec Jimi PAGE dans The FIRM mais a vraiment été révélé par Manfred MANN’S EARTHBAND.


C’est donc doté d’un nouveau batteur qu’ACDC s’attèle à l’enregistrement de son futur album. Le groupe a choisi, cette fois, de travailler avec Bruce FAIRBAIRN, le magicien du son à l’origine de nombre d’albums pour BON JOVI, LOVERBOY ou AEROSMITH, et s’enferme avec lui dans son studio de Vancouver, le Little Mountain, pendant 6 semaines. A la sortie de The Razor's Edge en septembre 90, le public est rassuré : FAIRBAIRN n’a pas cherché à rendre le son d’ACDC plus passe partout ou plus FM, il est au contraire parvenu à saisir l’essence de la musique des boys et à la remettre à sa place : directe, rugueuse, efficace. Le constat commercial est sans appel : le désamour public fait partie du passé, l’album, grâce à la puissance des singles Thunderstuck (et son riff tricoté manière Angus qui ne fait pas le bonheur des apprentis guitaristes) et Moneytalks, ou des autres morceaux de cette galette variée (on remarquera le pré-Noël humoristique du gang avec Mistress For Christmas) fait mouche et trouve de jolies 4ème et 2nde position en Angleterre et aux USA. La tournée qui suit démarre le 2 novembre à Worcester, mais Cliff WILLIAMS , dit-on, ne participe pas à la partie américaine, qui s’étire jusqu’en février 1991 où il aurait été remplacé par Paul GREGG, ce que le groupe n’a jamais officialisé ni confirmé.

L’année 1991 commence de la pire des manières pour ACDC : lors de son concert à Salt Lake City, le 18 janvier, un mouvement de foule au début du concert entraine la mort de 3 jeunes spectateurs (2 garçons âgés de 14 ans et 1 fille de 19 ans), piétinés par un public surexcité. Comprenant que quelque chose ne va pas, la sécurité intervient, Brian demandant au public de se reculer afin que les secours puissent intervenir. En accord avec les responsables de la sécurité, ACDC reprend son spectacle afin d’éviter une émeute. Ce qui lui sera reproché plus tard, certains tentant de faire d’ACDC l’exemple d’un groupe sans cœur. Que se serait-il passé si le concert avait été annulé ? Le mal aurait pu être pire encore…

La suite de l’année est partagée entre l’Europe où Cliff WILLIAMS retrouve ses compagnons en mars / avril, les USA de mai à juillet, les festivals du vieux continent en été dont une troisième tête d’affiche des Monsters Of Rock de Castle Donington. Le happening de la tournée reste cependant ce concert donné à Moscou, à l’aéroport de Tushino, en compagnie de PANTERA, de THE BLACK CROWES et de METALLICA devant une foule de plus d’un demi-million de personnes le 28 septembre. Une performance historique à plus d’un titre ! Et grâce au succès de l’album et de la tournée, ACDC a pu s’imposer de nouveau en chef de file du Hard Rock, devenant une référence incontournable du genre. Il est temps , désormais, de prendre le temps de se ressourcer, de faire un break.

ACDC « disparait » ainsi pendant quelques années afin de se ressourcer, sans jamais se faire oublier. C’est ainsi que parait fin 1991 la vidéo Live At Donington, témoignage du concert des Monsters de cette même année… Surtout, de nombreux concerts ayant été enregistrés sur le Razor's Edge World Tour, ACDC publie en deux versions (album simple et double) son second album live – le premier de l’ère Brian JOHNSON ! – sobrement intitulé Live et produit par Bruce FAIRBAIRN avec qui le groupe a écouté et sélectionné la meilleure version de chaque chanson du disque. Une nouvelle fois, le succès est au rendez-vous dès sa sortie en octobre 92, et il s’en écoule pas moins de 500.000 exemplaires en France !

L’année suivante, ACDC annonce se pencher sur un nouvel album et participe à la bande originale du film Last Action Hero pour lequel il compose Big Gun dont une vidéo sera faite avec Arnold SCHWARZENEGER, et publie une nouvelle vidéo, For Those About To Rock We Salute You enregistrée au cours du concert de Moscou.

Ce n’est pourtant qu’en 1994 que les choses commencent à prendre forme : ACDC annonce que le futur album sera produit par Rick RUBIN, propriétaire et producteur du label Def American. Si le public peut se dire surpris, il se rappelle cependant que, si le gourou barbu s’est spécialisé dans le rap, il est également à l’origine de quelques pépites telles que Reign In Blood ou South Of Heaven de SLAYER ou Electric de THE CULT. Le résultat peut être prometteur, mais la sortie est constamment repoussée. Entre temps, ACDC décide, à la suite d’une session informelle, de réintégrer son batteur historique fin 1994. Phil RUDD revient au bercail tandis que Chris SLADE se voit indiquer le chemin de la sortie… Forcément le monde du Rock est en émoi et attend avec d’autant plus de ferveur ce Ballbreaker qui, enfin, voit le jour en octobre 1995. Illustré par des dessinateurs de la Dream Factory, les comics Marvel, l’album satisfait tout le monde par son approche à la fois moderne et traditionnelle. Le single Hard As A Rock est une parfaite illustration du regain d’inspiration des boys qui s’engagent quelques temps plus tard (le 12 janvier 1996 à Greensboro en Caroline du Nord) dans une nouvelle tournée mondiale à succès, passant par l’Europe entre les mois d’avril et de juillet. Le spectacle offert continue d’offrir son lot de nouveauté : après la cloche, les canons, la gigantesque Rosie, c’est maintenant un vrai Ballbeaker qui vient défoncer un mur et libérer le groupe !

Ce périple fera l’objet de la publication d’une nouvelle vidéo. Enregistré lors du concert madrilène de la tournée, No Bull parait fin 1996 (il ne sera disponible en DVD qu’en 2000) avant qu’ ACDC ne décide de rendre un nouvel hommage à Bon SCOTT. En 1997, le groupe publie Bonfire, coffret contenant 4 CD (5 sur la version US) : le mythique Live From The Atlantic Studios capté en 1977, la bande son du film Let There Be Rock sur deux CD, Volts qui contient des raretés (premières versions, titres live…) ainsi que, plus surprenant, une version remasterisée de l’indispensable Back In Black (que l’on ne trouve que sur la version US). Un bijou, en somme, superbement illustré par un livret regorgeant d’info.

LE NOUVEAU MILLENAIRE : NO BULL…

Après quelques années d’absence physique (mais d’importante présence commerciale…), ACDC au complet se retrouve une nouvelle fois à Vancouver, mais cette fois au Warehouse studios, pour y enregistrer de septembre à octobre 1999 Stiff Upper Lip par George YOUNG, seul, est soutenu par le morceau titre ainsi que Safe In New York City et Satellite Blues. Si le groupe choisi de ne plus donner autant de concerts, la tournée qui démarre le 1er août aux USA, à Grand Rapids, offre un spectacle plus démesuré que jamais. Doté d’une statue à l’effigie d’Angus crachant de la fumée et des flammes, le cirque traversera 18 pays totalisant 140 concerts, dont trois passages à Paris : deux à Bercy les 31 octobre et 1er novembre 2000 puis un premier Stade de France le 22 juin de l’année suivante. La tournée se termine quelques jours plus tard à Copenhague, le 8 juillet, ACDC décidant de faire un nouveau break.

Notons, pendant cet intermède, que la notoriété des Australiens est désormais telle que certaines municipalités rebaptisent une rue en l’honneur du groupe : Madrid a montré la voie avec la Calle de ACDC le 22 mars 2000, Sydney suivra bientôt… C’est un bel honneur fait au groupe qui connait cependant un grand bouleversement en 2002 puisqu’il décide de signer un exorbitant contrat avec le label Sony Music qui récupère, remasterise et recommercialise tout le back catalogue d’ACDC. L’année suivante, en 2003, ACDC est introduit au Rock’n’Roll Hall Of Fame. Honneurs et distinctions se suivent, les ventes croissent… ACDC étonne tout le monde en acceptant de donner quelques concerts en première partie. Oui, mais première partie des ROLLING STONES, sur 4 dates (3 en Allemagne les 13, 20 et 22 juin 2003, 1 à Toronto le 30 juillet 2003) pour des concerts évidemment historiques et donnés à guichets fermés. Et si un premier concert avait été donné au Roseland Ballroom, mythique club de New York, le 11 mars 2003, ACDC profite de sa présence en Allemagne pour faire de même à Berlin le 9 juin 2003 puis à Munich le 17 juin proposant dans ces clubs une setlist composée de chansons jamais jouées ou plus interprétées depuis des lustres.

En 2007, Columbia, filiale de Sony Music, publie le double et triple DVD Plug Me In contenant des images rares du groupe live de 1975 au nouveau millénaire. Les fans sont aux anges, le groupe également, d’autant plus que, cette même année, l’industrie US du disque (RIAA) certifie que Back In Black a atteint le statut de double disque de diamant, devenant ainsi le 5ème album le plus vendu de tous les temps aux USA !

Tout va pour le mieux, ACDC pourrait aisément prendre sa retraite, mais non. Les musiciens sont simplement animés par la musique et se retrouvent – encore une fois – à Vancouver en mars et avril 2008. Cette fois, c’est le producteur Brendan O’BRIEN qui est en charge de la production. Connu pour son travail avec AUDIOSLAVE, Bruce SPIRINGSTEEN, PEARL JAM, INCUBUS ou encore MASTODON, il parvient à moderniser le son tout en conservant l’esprit d’ACDC. Les 15 titres apportent satisfaction à travers le monde et squatte la première place de nombreux classements. La tournée qui suit – plus impressionnante que jamais (cette fois, c’est un train qui vient s’encastrer sur scène !) prend son envol en Pennsylvanie le 26 octobre 2008. 19 pays seront cette fois visités, ACDC donnant pas moins de 168 concerts. Fin 2009, le groupe joue en Amérique du Sud et enregistre les concerts de Buenos Aires les 2, 4 et 6 décembre afin d’en tirer un nouveau DVD (qui paraitra en mai 2011 sous le nom de Live At River Plate, réalisé par David MALLET). Les 15 et 18 juin 2010, ACDC fera halte à Nice puis Paris, avant de clore cette nouvelle tournée le 28 juin 2010 à Bilbao (Espagne), chacun retournant à ses occupations habituelles afin de se ressourcer.

Entre temps, Backtracks, une compilation de raretés, est mise sur le marché en 2009, tandis que 2010 est marquée par la remise au groupe d'un Grammy Award pour War Machine (meilleure performance Hard Rock) et la partcipation plus que médiatisée d'ACDC à la BO du film Iron Man 2.

Si certains pouvaient croire qu’ACDC prendrait de nouveau tout son temps, la satisfaction n’en est que plus grande lorsque, courant 2012, le groupe annonce travailler sur son nouvel album prévu en 2014. L’idée avancée et annoncée par Brian JOHNSON est de célébrer les 40 ans d’ACDC en donnant une série de 40 concerts. Quelles seront les villes retenues ? Rien ne filtre jusqu’à ce qu’enfle la rumeur. Pour y couper court, ACDC annonce officiellement le 16 avril, via un communiqué posté sur son site officiel et sur sa page Facebook, que Malcolm YOUNG a « décidé de faire une pause » afin de s’occuper de sérieux soucis de santé. Il rentre donc chez lui, en Australie, afin de s’y faire soigner. On annoncera plus tard, au mois de septembre, qu’il est atteint de démence, une maladie neuro psychologique affectant les aptitudes cognitives aux effets quelque peu indésirables puisque réduisant la capacité du malade à effectuer des tâches quotidiennes (la maladie d’Alzheimer est une forme de démence).

En cas de coup dur, on peut toujours compter sur la famille… Stevie YOUNG est rappelé, intégrant officiellement le groupe pour l’enregistrement du nouvel album, Rock Or Bust, à nouveau confié à Brendan O’BRIEN au studio Warehouse de Vancouver. Le groupe choisit de revenir à certains basiques du rock et propose un album aussi direct qu’à ses débuts. Les fans le constatent dès sa sortie fin novembre / début décembre 2014, Rock Or Bust ne dure en effet que quelques 35 minutes pour 11 chansons. Mais avant que ne sorte ce nouvel album, une autre déflagration médiatiatique vient quelque peu perturber l'univers ACDC: le 6 novembre, le monde est secoué par la nouvelle éclatante de l’arrestation, en Nouvelle-Zélande de son batteur : Phil RUDD est soupçonné d’avoir commandité deux meurtres. Ces charges sont rapidement abandonnées mais remplacées par d’autres motifs… Coup dur pour le groupe qui, au final, se voit obligé de remplacer Phil RUDD. Ce dernier, d'ailleurs, n'était pas présent lors des tournages promo de vidéo ou de session photo, le groupe apparaissant à quatre musiciens... En attendant de savoir si Phil sera du prochain périple ou pas, le groupe réfléchi à un potentiel remplaçant. Puis, le 7 février 2015, ACDC annonce avoir rappelé Chris SLADE pour la tournée Rock Or Bust qui débutera le 10 avril en Californie, à Indio.

Brian JOHNSON, Angus YOUNG, Stevie YOUNG, Cliff WILLIAMS et Chris SLADE. C’est donc avec un line-up totalement inédit qu’ACDC investira le Stade De France les 23 et 26 prochains, dates qui ont affiché complet en un temps record. Quel spectacle nous réservent-ils ? Plus grand que jamais, sans aucun doute. Le gigantisme du Rock illuminé par quatre lettres et un éclair incandescents, c’est ça, ACDC !

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Sources :
Fiches du magazine Hard’N’Heavy
AC/DC : L’autoroute de l’enfer, Martin Huxley, Editions Camion Blanc, 1997
AC/DC, Thierry Chatain, Editions Albin Michel/Rock & Folk, 1996
AC/DC Tours de France 1976 - 2014, Philippe LAGEAT et Baptiste BRELET, éditions Point Barre, 2014

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