Reportage :
Un monde sous IA
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Date de publication : 04/04/2026
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Auteur : Rémifm
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Nous vivons actuellement, collectivement, des changements de paradigmes. L’exponentielle développement du numérique est vertigineuse. L’arrivée de l’internet civil dès le début des années 1990 fut une première déflagration pour l’univers culturel et notamment la musique, passion partagée sur ce site. Chez METAL INTEGRAL, nous aimons les musiciens, la musique dite « métal », la qualité. Le Mp3 (1993), calamité pour tous les fans de la HI-FI, du vinyle au cd, a permis à la musique d’envahir les ordinateurs privés. Au détriment de la qualité et surtout des artistes ! Déjà mal payés par les profiteurs d’un show business souvent impitoyable, nombre de musiciens ont pris un sacré coup sur la tête… La musique qui s’échange mondialement, gratuitement… Comment vivre de son art ? Seuls les « gros vendeurs », encore nombreux dans les années 90, ont continué à profiter du « système ». Puis la chute vertigineuse des ventes de vinyles, puis des cds a contraint « l’industrie musicale » à s’organiser, les labels se sont regroupés au détriment encore des artistes, moins nombreux à être signés. 2002, les premières plateformes de streaming naissent. Les artistes y sont sous-payés et de plus en plus nombreux à tenter ici de tirer quelques gains de leur travail. Seuls les artistes reconnus et mondiaux en tirent vraiment profit. Dans le monde merveilleux et globalisé des libertariens de droite, l’argent est Dieu et l’« internet » s’organise pour récupérer la richesse. Économie d’échelle, vous comprenez. Les GAFAM naissent rapidement dans cette troisième révolution industrielle, révolution numérique s’il en est ! Ces derniers sont désormais plus riches que certains pays ! Et les artistes dans tout cela ? Business répond l’écho de la « tech » ! Il y a rapidement pléthore d’artistes sur les réseaux sociaux, sur les plateformes de streaming, pour le meilleur et pour le pire… Faut faire des vues pour gagner trois sous, faut du buzz ! La qualité baisse, les gains doivent se diviser en plus d’artistes… Les vues rémunèrent peu. Les équilibres deviennent fragiles. Dans les « niches » musicales, on s’organise mais tout reste difficile. Les anciennes « gloires » des années 60/70/80/90 captent encore l’argent car elles attirent l’internaute. Mais ce dernier est toujours plus gourmand de gratuité. La musique gratuite, voire peu chère, à profusion, c’est la mort assurée de la qualité et des musiciens. Le prix des tickets de concerts grimpe donc en flèche, le prix du tee-shirt, de l’affiche, devient indécent. Le dernier « coup de boutoir » s’appelle l’IA. Ce jour, les créatifs, ceux qui illuminent les pochettes d’albums sont en première ligne et une espèce en voie rapide de disparition. Les musiciens seront les suivants. Pour l’heure, nombreux sont ceux qui se mettent à travailler avec l’IA, pour générer encore quelques revenus. La qualité s’entend, il y a encore et il y aura toujours des musiciens qui ont et auront du talent. Mais l’IA fait tout ! Elle ne génère pas encore de revenus à ceux qui la développent. Les pionniers ne sont jamais les gagnants de l’histoire. En revanche, elle coûte, elle consomme de l’énergie à gogo… Mais une fois rendue indispensable, les gains arriveront… La pub sera bientôt là… Les abonnements payants aussi. Aujourd’hui, en une heure, un artiste virtuel, des paroles, une musique sont créés et diffusés sur « la toile »… C’est l’invasion, pour le « meilleur » des quelques musiciens qui en tirent un gain, pour le pire aussi en terme de qualité… Bon, en France, cela fait plusieurs années que la qualité n’est plus synonyme de succès. Presque l’inverse pour ce pseudo rap qui a envahi les ondes et le net. Et ne me dites pas que la hiérarchie qualitative n’existe pas… Préparons-nous aux concerts virtuels de nos groupes virtuels… C’est l’avenir. Question : À quand remonte la naissance d’un groupe de musiciens « humains » de la stature d’un LED ZEPPELIN, QUEEN, IRON MAIDEN ou encore METALLICA pour ne citer que ces exemples ? L’IA s’inspire du connu, elle plagie, copie, n’invente rien de nouveau… Elle remplace. Et les artistes dans tout cela ? Économie d’échelle… Les grands perdants de l’histoire. Et puis vous êtes bien chez vous, devant votre écran… Humain, animal social ? De moins en moins… Le monde appartient désormais aux machines et à ceux qui les pilotent. Alors pour ralentir cette mort programmée des artistes « humains », et des musiciens, sujet de cette réflexion, continuez plus que jamais à acheter, si possible directement aux artistes, leur travail et allez aux concerts. Surtout pour les petits qui galèrent, contre vent et marée… Nous vivons les dernières années de ce vieux "système", il faut le comprendre car très bientôt, dans un monde où l’image remplace le verbe, le paraître l’être, les artistes seront, comme notre site, des dinosaures en voie de disparition… Une espèce après l’autre, tous engloutis par le tsunami numérique. Le grand remplacement par l'IA !
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