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Live report :  HELLFEST 2026 - CLISSON - Les 18, 19, 20 et 21 juin 2026 ( PIGS PIGS PIGS PIGS PIGS PIGSSEPULTURALES BÂTARDS DU ROITORCHECORROSION OF CONFORMITYHELLOWEENSORTILEGECARACH ANGRENACCEPTCARCASSAMENRASINSAENUMQUEENSRŸCHEMY DYING BRIDEORANSSI PAZUZUDOWNGEHENNABEHEMOTHDEICIDEOLD MAN'S CHILDMAYHEMPOSSESSEDIGORRRANTHRAXNAPALM DEATHSIX FEET UNDERBLOOD INCANTATIONSEPTICFLESHDEEP PURPLEIRON MAIDENOPETHMOLSABATONROTTING CHRISTLIMB BIZKITALICE COOPERSKÁLDMARDUK )
Date de publication : 14/07/2026
Auteur : NOCTUS
Jeudi 18 juin 2026

Notre édition 2026 commence par MIKKY DEE WITH FRIENDS, formation amenée par le dernier batteur de MOTÖRHEAD. Un vent de nostalgie (plutôt faible vu la chaleur !) souffle sur la Mainstage 2 avec les classiques de la bande à Lemmy que sont Ace Of Spades ou Killed By Death. Sympa mais pas exceptionnel non plus quand on compare avec l’édition originale.

DEEP PURPLE en 2026 c’est encore l’association de 3 musiciens historiques :
Ian GILLIAN (bientôt) 80 ans au chant, qui s’en sort encore bien.
Roger GLOVER (bientôt) 80 ans à la basse, impeccable.
Ian PAICE, 77 ans venant compléter une section rythmique carrée.
La légende du Hard Rock tirera bientôt sa révérence et cela reste un plaisir d’écouter Smoke On The Water, Lazy, Black Night ou Highway Star en live. Merci Messieurs.

SKALD
Temple
Une rythmique martiale venue du fond des âges, un trio de voix à la fois incantatoire et mélodique s’exprimant en vieux norrois. Des projections d’images animées illustrant leurs chansons.
Même si le groupe français n’invente rien, il a su captiver le public par la parfaite maitrise de son art et sa sincérité. Une très belle découverte.

ALICE COOPER avait l’habitude de jouer en tête d’affiche ou très haut au Hellfest avec une durée de deux heures. Ce soir, son concert dure une heure et il y a zéro temps mort entre les morceaux des années 70 ( School’s Out, Only Women Bleed, I’m Eighteen, No More Mr. Nice Guy,…) et ceux plus récents (Poison, Hey Stupid, l'indus Brutal Planet,…). Il manque pour moi Elected et House Of Fire pour que je sois comblé mais le show reste à la hauteur avec décors, costume et guillotine. La reprise surprise de Smells Like Teen Spirit de NIRVANA vient clôturer une prestation bien réussie.

IGORRR
Altar
Autre formation tricolore, IGORRR, le projet de Gautier SERRE. Un habile mélange d’électro métal extrême agrémenté de musique baroque, de cassure et de distorsion breakore. Saupoudré de musique du monde.
Même si la setlist s’est principalement concentrée sur les albums Asavage sinusoïd et Aspirituality and distortion, leur dernier méfait Amen n’a pas été en reste.
Le tout accompagné par la fabuleuse voix de la Mezzo Soprano Gerda IGUCHI qui, si nous devions lui faire un reproche, serait de ne pas avoir ce petit côté Nina HAGEN de Laure LE PRUNENEC.
Le spectacle fut à la hauteur des attentes du public.

Vendredi 19 juin 2026

La deuxième journée est consacrée au heavy metal sur la Mainstage 2.
Nous commençons par les Français de SORTILEGE très actifs en ce moment, en sortie d’albums et sur scène. En 40 minutes, le groupe de Christian "Zouille", très en voix, parvient avec succès à résumer la carrière du groupe (Chasser le Dragon, Sortilège,…) sans oublier ses compositions récentes et de rendre hommage à son guitariste récemment décédé, Bruno RAMOS. Un bon concert.

Que vaut QUEENSRYCHE sans son chanteur historique Geoff TATE ? Son remplaçant depuis maintenant plus de 10 ans, Todd LA TORRE, fait tout aussi bien. Sa voix haut perchée lui permet de reprendre toutes les chansons de leur répertoire et je prends un réel plaisir devant Revolution Calling ou Empire, d’autant plus que le son s’avère très bon. Le temps file, preuve d’une prestation captivante et bien équilibrée dans la setlist.

SINSAENUM
Altar
Super groupe de notre Frédéric LECLERC national qui a investi la scène et nous a délivré un set sans concessions de death aux influences thrash bien marquées. Moment d’émotion avec last goodbye en hommage à leur ancien batteur Joey JORDISON.

MOL
Temple
Les Danois nous ont fait gouter à leur blackgaze mélodique.
Peu d’originalité mais exécuté avec conviction et représenté par leur dynamique frontman Kim Song STERNKOPF.

Les Allemands d’ACCEPT fêtent leurs 50 ans de carrière et font monter différents musiciens sur certains morceaux. (le guitariste de OPETH ou le chanteur de QUEENSRYCHE) . Je trouve la valeur ajoutée faible car on reste dans les mêmes sonorités et les invités peu connus. Le show reste carré, les gimmicks des guitaristes connus. Malgré un démarrage par Metal Heart, je sens que le groupe éprouve des difficultés à attirer un public jeune. Les quinquas prennent malgré tout leur pied au son de Starlight ou Restless And Wild ou Balls To The Wall. Un groupe ancré dans le son des années 80, symbole du metal teuton que j’apprécie personnellement mais très, trop classique niveau spectacle.

On reste en Germanie avec nos citrouilles préférées. HELLOWEEN est en pleine forme. Leur power metal mélodique à trois chanteurs reste plaisant : Kay HANSEN, Michael KISKE et Andi DERIS se succèdent ou se complètent dans un concert célébrant les 40 ans de carrière. Les classiques de la série des Keeper que sont Future World, I Want Out et Dr. Stein remportent la mise à l’applaudimètre. Un show propre et bien rodé, des musiciens impliqués mais on aurait aimé un petit grain de folie en plus...

TORCHE
Valley
Les grand retour des Floridiens après leur split de 2022, la bande de Steve BROOKS a donné une atmosphère très années 70. Un stoner très fluide accompagné d’un chant doux, nous invitant à oublier le temps d’un instant les rayons ardents du soleil.

CARACH ANGREN
Temple
Seregor et Andes, les deux têtes pensantes du groupe originaires du Royaume des Pays Bas, nous convient à leur black metal symphonique sur cette fabuleuse scène.
Invoquant les grands anciens LIMBONIC ART ou BAL-SAGOTH. Armé d’une faux en guise de pied de micro, Seregor éructant des paroles sinistres, Ardek en chef d’un orchestre dément, nous ont permis d’assister à un spectacle positivement décadent.
Peu d’originalité mais la théâtralité, la mise en scène orchestrée par le groupe nous a fait oublier cette impression de déjà entendu.

ROTTING CHRIST
Temple
Pionnier du Black métal européen avec un auditoire conquis d’avance.
Avec une setlist couvrant une grande partie de leur carrière, les albums The Heretics, Rituels et Aealo sont assez bien présentés.
La puissance alliée aux mélodies nimbées de notes typiquement méditerranéennes. Un moment de grâce dans le black metal.

Stratégie oblige pour se trouver bien placé devant la Mainstage 2 pour le concert de IRON MAIDEN, je conserve ma position acquise depuis HELLOWEEN et regarde OPETH qui se produit à ma gauche sur la Mainstage 1. Les Ray Bahn vont très bien à Michael AKERFELDT face au soleil rasant mais cette lumière et cette gigantesque scène ne mettent pas forcément en valeur les compositions sombres et atmosphériques des suédois. De plus, il y a de nombreuses pauses dans leur concert avec des discours interminables du chanteur et son humour particulier. Bref, j’ai vu OPETH dans de meilleures conditions par le passé. Le titre Deliverance constitue heureusement une bonne conclusion à une prestation que j’ai trouvée un peu ennuyeuse.

IRON MAIDEN reste la tête d’affiche que j’attendais pour cette édition 2026. C’est la tournée des 50 ans Run For Your Lives à laquelle j’ai déjà assisté en 2025 lors de leur venue à La Défense Arena de Paris et que j’avais trouvé excellente. Le show est donc assez proche mais limité par un écran plus petit que celui de la salle parisienne. Premier constat : Bruce DICKINSON possède pleinement des capacités vocales (Powerslave, par exemple), seul l’exigeant Aces High et ses montées dans les aigus joué en rappel montre que le chanteur a 67 ans ! Sinon, le reste est super bien chanté. La basse de Steve HARRIS galope tout le temps et demeure un régal. Les trois guitaristes se partagent les soli, ma préférence allant vers le touché ultra mélodique et unique de Dave MURRAY. La setlist se concentre sur les albums suivants, par ordre de nombres de chansons interprétées
Powerslave 4
Killers 3
The Number Of the Beast 3
Iron Maiden 2
Seventh Son Of A Seventh Son 2
Fear Of The Dark 1
Piece Of Mind 1
Somewhere In Time 1 :
J’adore les titres épiques et progressifs, souvent pue joués par le passé, que sont Rime of the Ancient Mariner ou l’excellent Seventh Son Of A Seventh Son. Le très rare Infinite Dreams est cadeau pour les fans. Bruce s’approprie intégralement la rage du premier chanteur Paul DI ANNO (RIP) sur les classiques du sublime Killers. Le son est comme d’habitude quasi parfait. Enfin, IRON MAIDEN fait mouche dans ses rappels avec Fear Of The Dark, très populaire en France et l’entrainant mélodique Wasted Years. Aller voir IRON MAIDEN en 2026 vaut très largement le coup. Difficile de faire le même constat pour d’autres groupes ayant débuté en 1975 et surtout avec un line-up quasi d’origine. Merci Messieurs, j’ai encore bien compris ce soir pourquoi la Vierge de Fer demeure un de mes groupes préférés…

Un peu de SABATON pour constater que le char supportant la batterie est toujours là. Concert carré et costaud qui plait aux plus jeunes. J’ai beau me forcer mais j’ai toujours un peu du mal avec ces mélodies simplistes.

MY DYING BRIDE
Temple
Fan depuis plus de 20 ans, attristé par l’absence de Aaron STAINTHROPE figure du gang de Bradford remplacé par Miko KOTAMAKI.
Je n’attendais rien de ce concert et là, surprise. Miko, loin de la posture christique d’Aaron, a su marquer par son style tout en retenue et délicatesse. Andrex CRAIGHAN, le guitariste emblématique, entretient toujours ce lien fait de complicité discrète avec le public. Arrive l’hymne du groupe The Cry Of Mankind, l’émotion est palpable, l’interprétation du chanteur finlandais est tout simplement splendide.
Je suis reparti du concert souriant, non, MY DYING BRIDE n’est pas mourant.

Direction l’Altar pour voir BLOOD INCANTATION dont je possède tous les albums. C’est du death old school dans le son, la voix et les guitares. Les claviers apportent une touche progressive dans le sens atmosphérique un peu comme NOCTURNUS pouvait le faire mais ici sur de longues séquences, pas en nappe de fond, et planantes. J’avoue que j’apprécie encore plus leur musique en live, c’est la première fois que je les vois et je ne m’ennuie pas malgré des compostions longues et à tiroirs. Une confirmation live du succès mérité de BLOOD INCANTATION.

Samedi 20 juin

LES BÂTARDS DU ROI, dont le dernier album Les Chemins De L'Exil avait attiré suscité une belle chronique de ma part, se produisent dans la Purple House. C'est une petite salle en marge du Hellfest en direction du camping. La chaleur est y littéralement étouffante voire suffocante, je me dis que je ne vais pas tenir plus de 10 minutes, cela a l'intérêt d'être bien ! Surprise, le groupe français joue à l'intérieur d'une cage, avec leurs tenues médiévales et leur masque de pénitents. Le rendu visuel se trouve sublime et les 4 musiciens vont jouer à fond leur black metal varié et mélodique devant des métalleux conquis qui se mettent à tourner autour de la cage, mortel ! Le son est excellent et permet de mettre en valeur leurs bonnes compositions. 40 minutes intenses, gros plaisir pour moi, il y a vraiment du potentiel dans cette jeune formation. Interview de LES BÂTARDS DU ROI à paraître sur metal-integral prochainement, à l'occasion d'une nouvelle sortie à automne.

PIGS x 7
Valley
La quintette mené par le chanteur Matthew BATY nous a servi un stoner percutant avec un leader à la voix rocailleuse à souhait et donnant des sueurs froids aux agents de sécurité par ses extravagances.
Un style aux accents MacFiveviews et un final psychédélique du plus bel effet.

ORANSSI PAZUZU
Temple
Sans enthousiasme, je suis allé à la temple, le groupe Finlandais ne m’oyant aucunement séduit en studio. Finalement, leur musique se dévoile sur la scène, un maelstrom musical déstructuré mais parfaitement maitrisé. Le guitariste IKON totalement possédé par son art. Des sons émanent des profondeurs du Cosmos et des abysses. Le groupe ne fait pas du black métal mais du metal lovecraftien.

SEPTICFLESH
Altar
La Grèce, une nouvelle fois à l’honneur avec les dieux du death métal symphonique.
Les frères Antoniou nous ont réservé un spectacle parfaitement calibré, en osmose avec le public.
Une seule chanson Vertues Of The Beast de leur chef d’oeuvre Sumerian Daemons.

ANTHRAX rassemble un public conséquent sur la Mainstage 2. Dommage que Charlie BENANTE à la batterie soit absent. Joey BELLADONNA a repris le chant depuis déjà plusieurs années. Les classiques de Among The Living, le morceau titre, Caught In The Mosh et Indians, font tourner la foule en circle pit. Scott IAN cisaille sa guitare avec ses riffs thrash toujours aussi rapides. Content d'entendre le très punk Got The Time extrait de Persistence Of Time. ANTHRAX a bien bâti sa setlist et n'oublie par ses fans français en reprenant le Antisocial de TRUST, bien joué !

AMENRA
Valley
Par curiosité, je me suis rendu à la Valley, au concert des belges que je ne connaissais pas.
Eclairage blafard, brume sur la scène, musiciens statiques, chanteur bouté et tournant le dos au public. Tout est rassemblé pour distiller une atmosphère sépulcral. Les guitares sont lentes et pesantes. Le chant écorché de Colin VAN EECKHOUT évoque les groupes SILENCER IN THE WOODS première période et même BURZUM, la voix claire est susurrée voir plaintive.
Un grand moment du post doom metal.

CARCASS sous l'ALTAR avec possibilité d'être dans les premiers rangs ou MEGADETH en Mainstage mais loin, que choisir ? C'est difficile... J'écoute les conseils d'Arno STROBL et vais voir l'un de mes groupes préférés de death metal, actuellement en tournée et parfaitement rodé. Le style de CARCASS, death grind old school, plein de groove reste unique. Les parties de guitares de Bill STEER, à la fois mélodiques et techniques, capables de gazouiller ou de tronçonner, constituent un régal pour moi. Jeff WALKER cadre l'ensemble avec sa basse et son chant râpeux amène la touche extrême recherchée.
Heartwork (Buried Dreams, Carnal Forge, Embodiment, Heartwork) et Necroticism: Descanting The Insalubrious (Carneous Cacoffiny, Corporal Jigsore Quandary, Incarnated Solvent Abuse) occupent sans surprise une part importante dans le concert. CARCASS n'oublie pas ses origines grindcore en proposant un medley de leur première partie de carrière ainsi que ses deux très bons derniers albums Surgical Steel et Torn Arteries. Si je voulais chipoter j'aurais placé un Keep On Rotting In the Free World de Swansong à la place d'un titre de Heartwork. Un excellent concert !

Je parviens à écouter les trois derniers rappels de MEGADETH et il me semble que Dave MUSTAINE n'a plus de voix... Je fais ce constat sur Countdown To Extinction mais surtout sur Holy Wars. Musicalement, MEGADETH reste carré et énorme, Dave assure encore à la guitare mais la voix... La tournée de trop ? Difficile de dire cela tant je vénère MEGADETH.

OLD MAN’S CHILD
Temple
Groupe emmené par Galder ancien membre de DIMMU BORGIR pratiquant un black symphonique. Un peu plus direct que le groupe de Shagrath.
Le concert s’est concentré sur la période de 1995-2005, concert honorable.

LIMB BIZKIT représente tout ce qui a tué le vrai metal fin des années 90. Je voulais les voir en toute objectivité afin de me faire un avis. le groupe diffuse les paroles de ses chansons sur le grand écran et je suis décontenancé lorsque je vois des fuck et shit à chaque ligne. Musicalement, ce n'est pas metal, ça rappe, ça groove, vraiment pas pour moi !

DEICIDE clôture l'affiche de l'Altar. Por celles et ceux qui ne savent pas ce qu'est le brutal death, venez voir la bande à Glen BENTON sur scène : Il n'y aucun temps mort, ça blast tout le temps ! Steve ASHEIM à la batterie est un vrai tueur, infatigable. Quant à Glen BENTON il hurle comme un possédé en voix ultra grave ou voix écorché de démon, impressionnant quand on ne l'a jamais encore vu. En gros, on en prend plein la gueule pour pas un rond avec DEICIDE. Très violent et répétitif mais moi j'aime. Dead By Dawn !

BEHEMOTH
Mainstage 2
2025 marque le retour du vrai BEHEMOTH avec la sortie de leur album The Shit Of God. Trop court mais plus homogène que les deux précédents. De Satanica jusqu’au petit dernier, la carrière du groupe de Balckened Death a été retracée dans sa globalité.
Un Nergal très en forme, un public présent malgré l’heure tardive. Le combo polonais nous a gratifié d’un grand moment de métal sur la mainstage 02.


Dimanche 21 juin

GEHENNA
Temple
Le groupe légendaire enfin sur la Temple.
Pendant plus de 50 minutes, les Norvégiens nous ont offert un spectacle à la fois glacial et majestueux.
Un moment rare où le public écouta religieusement ce groupe culte.

SIX FEET UNDER est le groupe fondé par Chris BARNES après son éviction de CANNIBAL CORPSE en 1995. Ce groupe américain propose un death metal old school, plutôt lent et groovy. Je n'avais jamais encore vu sur scène. Je reconnais Jack OWEN (ex CANNIBAL CORPSE) à la guitare, le bougre a pris un sacré coup de vieux! Sans surprise, le concert tombe dans une lourdeur et une certaine monotonie, les compositions de SIX FEET UNDER n'ont jamais cassé des briques. Tout le monde s'excite sur le rappel, le terrible Hammer Smashed Face extrait du répertoire de ... CANNIBAL CORPSE !

CORROSION OF CONFORMITY
Valley
Quel plaisir de voir les rednecks foulés les terres clissonnaises.
Pendant plus d’une heure, la bande menée par Pepper KEENAN nous a abreuvé d’un sludge aux guitares bien grasses et blues. Les musiciens en parfaite osmose avec le public .
Une très bon moment passé sous un soleil de plomb.

POSSESSED reste un habitué du Hellfest et possède un statut culte dans la scène death metal pour en avoir créer le genre. Jeff BECERRA, chanteur en fauteuil roulant (après avoir reçu une balle) et maintenant borgne force le respect par sa détermination sur scène. Je les ai beaucoup vus et l'attente n'est plus la même. Le thrash death du groupe américain est plus historique que technique. je me régale une dernière fois devant Death Metal et surtout le mythique Seven Churches et son intro extraite du film L'Exorciste.

Gran fan de MARDUK, je me réjouis d'avance de prendre une baffe de brutal black metal dans la tronche. Ce ne sera hélas pas le cas. Mortuus ne remplacera jamais Legion dans la violence du chant. De même, le nouveau batteur n'égale la puissance de frappe de Fredrik « Froding » Andersson et cela s'entend sur Baptism By Fire extrait de cette époque. Morgan seul guitariste ici en live ne parvient pas établir ce mur de son que j'ai dèjà ressenti par le passé avec le groupe suédois. Enfin, pas de vielles compositions, où est passé l'excellent album Nightwing ? Une déception pour l'équipe de metal integral qui aime tant MARDUK.

NAPALM DEATH joue sans Shane EMBURY, c'est bizarre. Barney GREENWAY, cheveux courts, parcourt la scène avec son micro et jack de laison. Leur death grind punk remue toujours autant, c'est une certitude. Toutefois, les revendications politiques de Barney devienent insupportables, on en en a marre de tous ces longs speech entre les morceaux. Personnellement, je ne vais pas aux concerts pour entendre ça. Heureusement qu'ils sont joué Suffer The Children de Harmony Corruption.

DOWN
Valley
Les dieux du sludge metal de retour sur la Valley. Le super groupe de Louisiane a investi la scène sous un éclairage d’un orange brulant comme les températures de la journée. Phil ANSELMO et sa bande nous ont interprété leur chef d’oeuvre Nola dans sa quasi totalité excepté l’intro lysergik funeral procession et Ghost along the Mississippi.
Malgré sa prestation de l’après midi avec son groupe de black metal et quelques petits soucis au niveau de ses oreillettes, Phil était très en voix, secondé au micro par ses fidèles guitaristes Pepper KEENAN et Kuk WINDSTEIN.
Un très bon moment pour clôturer un HELLFEST 2026 d’excellente cuvée.

MAYHEM ferme le Hellfest avec un show à l'ancienne, foid et glacial avec de nombreux vieux titres et des anciennes photos du groupe en fond d'écran. Le groupe culte Norvégien de black metal fait honneur à sa réputation et à sa place en tête d'affiche de la Temple, mission réussie. Pure Fucking Armageddon comme leur départ brutal en fin de concert !

Merci à Guillaume pour son support essentiel et rendez-vous pour la grosse édition des 20 ans en 2027 !

NOCTUS,
au Hellfest depuis... 2008

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