DATURA LODGE - Datura lodge
Style : Prog Heavy / Prog Metal / Prog Rock
Support :
MP3
- Année : 2026
Provenance du disque : Reçu du label
9titre(s) - 41minute(s)
Site(s) Internet :
DATURA LODGE INSTAGRAM DATURA LODGE FACEBOOK
Label(s) :
Arquen records
|
    (17/20)
Date de publication : 01/10/2026
|
|
|
Prog : la mélodie avant tout
|
DATURA LODGE est un duo originaire du New Jersey, qui a choisi le Metal progressif comme véhicule de sa créativité. Nicky B se charge de la basse et du chant, tandis que W se préoccupe de la guitare et participe lui aussi au chant. L’allégeance au Prog ne passe pas par des morceaux interminables, portés sur une quelconque autosatisfaction ; la durée des morceaux s’étage raisonnablement entre trois et plus de six minutes. Surtout, là où quantité de formations s’adonnant au Prog en rajoute sur le bagage technique, DATURA LODGE a pris la fort judicieuse voie de la mélodie. Placée au centre du dispositif sur chacune des compositions, la mélodie dans des constructions classiques de chansons, avec de véritables refrains. Prenons quelques exemples.
Illustration de la primauté de la mélodie, le titre Hole défile lentement, avec une voix douce, rendant le tout comme flottant. Une intensification se produit autour de chaque solo de guitare, très concis. Idem pour le morceau introductif, Mummy, superbe de mélodies doucement exposées, avec un gain d’intensité au cours du déroulement. Lodge s’impose en clôture d’album comme un monument de sensibilité, tant instrumentale que vocale, jusqu’à ce qu’intervienne un break haché qui anticipe une intensification magistrale. Can est un titre Heavy qui file à tout à l’heure, percutant tout sur son passage, toutefois rehaussé par des chœurs superbes et des breaks mélodiques poignants. Après un départ de riffs carrés, Floor s’avance prudemment, avec un chant alternativement filtré puis clair, ainsi qu’une gestion fluctuante de l’intensité. Le résultat évoque quelque peu le meilleur de MUSE. Riche en contrastes entre mélodie et agressivité, Stone se voit qui plus est enrichi d’un solo de violon furibond. Même le costaud 98 And 94 comporte son lot de douceur et de limpidité, avec notamment un break apaisé au milieu du titre. Idem pour le mid tempo Them, riche en riffs teigneux de bout en bout, mais sauvé par des lignes de chant superbes. Avec sa basse slappée et sa guitare en mode clair et nerveux, Beam dénote par son approche groovy et Funk. Le dernier tiers du morceau combine passage doux et reprise du groove tendu. Notons que les trois premiers titres sont accolés les uns aux autres, sans blancs entre chacun d’entre eux.
Outre des claviers plutôt vintage dans l’ensemble et une batterie au jeu très souple et adaptatif, on est frappé par les lignes de basse très tendues et alertes, un peu dans le style de feu Chris SQUIRE de YES. Quant aux guitares, elles sont au four et au moulin, alternant des riffs teigneux, solos brefs et incisifs et enluminures mélodiques. Pour ce qui est du chant, il évolue dans un registre majoritairement clair (hormis quelques filtres par-ci par-là) et médium, avec un goût avéré pour les harmonies, notamment pour les refrains.
Voilà un début comme on l’aime, déjà porteur d’une maturité impressionnante et de promesses pour un futur qu’on veut espérer fructueux.
Vidéos de Hole cliquez ici et de Stone cliquez ici
|
|
|
|