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Chronique
SUBSIGNAL - A poetry of rain

Style : Prog Heavy / Prog Metal / Prog Rock
Support :  MP3 - Année : 2023
Provenance du disque : Reçu du label
10titre(s) - 51minute(s)

Site(s) Internet : 
SUBSIGNAL FACEBOOK

Label(s) :
Gentle Art Of Music
 (18/20)

Auteur : JMM213
Date de publication : 22/09/2023
Le beau temps vient toujours après la pluie
Je l'avoue, je ne me suis jamais vraiment intéressé au courant prog allemand. A peine si je connaissais de nom le groupe RPWL et ça tombe bien, puisque deux de ses membres, Kalle WALLNER pour le W et Yogi LANG pour le L, ont produit cet album. Bien leur en a pris car ils ont parfaitement cerné et mis en valeur le travail des musiciens. Les musiciens, parlons-en, d'ailleurs. Depuis le précédent album, La Muerta, paru en 2018, et déjà chroniqué dans nos colonnes par Ben (cliquez ici), la composition du groupe n'a pratiquement pas évolué. Il y a toujours Arno MENSES au chant, Markus STEFFEN à la guitare et Dirk BRAND à la batterie. Le seul changement concerne la basse, qui est dorénavant tenue par le batave Martijn HORSTEN. L'atmosphère qui se dégage est principalement mélancolique, et d'ailleurs le titre de l'album ne nous ment pas sur la marchandise ! Mais mélancolique ne veut pas dire triste, du moins pas pour moi. Je préviens tout de suite que celles et ceux qui avaient apprécié le côté prog pop du précédent album risquent d'être légèrement décontenancés, car ici, on se rapproche plus des fondamentaux de la prog, avec néanmoins quelques incursions vers le Métal prog ou le Métal alternatif. Ce qui est sûr, c'est que cet album est blindé à ras bord d'harmonies vocales et ça, c'est un vrai plaisir pour celles et ceux qui, comme moi, aiment à se délecter des mélanges de voix. Dans ce registre, je peux tout de suite vous dire qu'Arno MENSES fait figure d'orfèvre ! Enfin, la pochette, qui est signée de ce même Arno, est inspirée de l'oeuvre de PICASSO. Je trouve pour ma part que cela se rapproche un peu, graphiquement, de la pochette de l'album 90125 de YES

L'album commence tout en douceur avec A Poetry Of Rain, le morceau éponyme, qui installe un climat bien mélancolique à base de guitare sèche. C'est le morceau le plus court, et c'est en fait un leurre, car le titre suivant, The Art Of Giving In, démarre sur les chapeaux de roue. C'est du pur rock progressif, avec une rythmique rapide et technique, assez époustouflante, très marquée DREAM THEATER. Quelle maîtrise, Messieurs ! Les choeurs sont magnifiques, en tout cas, mais c'est une constante chez eux. C'est même leur marque de fabrique. La fin du titre est jouée à la slide guitare, avec un climat apaisé, très agréable. Quelle inventivité ! Marigold change totalement de genre. C'est un morceau on ne peut plus mélodique. Le chant, sublime, est parfois rejoint par les choeurs pour atteindre une harmonie parfaite. Ces mecs sont vraiment de très bons musiciens. La fin du morceau est toute douce avec ces roulements de fûts graves et des arpèges de guitare délicieux. Du très beau boulot ! Silver (The Sheltered Garden) est le premier single sorti et c'est ce morceau qui m'a tout de suite agrippé. Il y a du Métal Prog là-dedans, un Métal prog à la sauce des polonais de RIVERSIDE, et d'ailleurs, la voix d'Arno MENSES me fait vraiment beaucoup penser à celle de Mariusz DUDA, leur chanteur emblématique. Le jeu de batterie est impressionnant avec une prise de son de la caisse claire vraiment remarquable. C'est un superbe morceau qui demande de multiples écoutes pour bien l'assimiler. Duo guitare sèche/voix pour débuter Impasse. La basse virevolte et il faut juste apprécier la musicalité de ce titre. C'est comme si l'ombre de Steven WILSON planait sur ce morceau.

La ligne de chant d'Arno MENSES sur le début de Embers Part II : Water Wings est absolument magnifique. Les arrangements sont aux petits oignons avec une guitare blindée d'écho. Puis le morceau prend son envol, et ça appuie un peu plus sur le champignon, avec un superbe travail rythmique. Je me rends compte à ce moment, que Dirk BRAND est un très, très, bon batteur, inventif, technique tout en restant très fin. Le morceau se termine sur des arpèges de piano tout en subtilité. Melancolia One est un morceau de rock progressif à la THRESHOLD, avec cette même impression de puissance, tout en gardant cependant une ligne de chant très mélodique. Là aussi, on est sur une tendance Métal Prog assez prononcée. Bien sûr ,il y a des changements de rythme, mais c'est tout à fait normal lorsque l'on fait ce genre de musique. L'essentiel étant de préserver une certaine unité et c'est toute la difficulté de composer dans ce style.

A wound Is A Place To Let The Light In vient flirter avec l'AOR, je trouve, avec ce jeu de batterie tout à fait typé Jeff PORCARO lorsqu'il jouait sur les fûts graves. Et ces choeurs, ce n'est pas de l'AOR peut-être ? A un moment, le morceau vient jouer sur les terres de la prog, il n'y a aucun doute là-dessus, mais ça ne dure pas longtemps. Quelle puissance lyrique, en tout cas ! Petite intro Synt pop pour The Last Of Its Kind, mais tout de suite une énorme basse vient planter le décor. C'est lent, lourd et sombre, tout à fait dans l'esprit des américains de FATES WARNING, par exemple. Et puis, contre tout attente, un saxophone complètement jazzy vient s'incruster dans le morceau pour délivrer un solo tout en sensualité, et c'est vraiment bien vu ! La basse reprend ensuite son bourdonnement incessant, pour installer un tapis sur lequel les choeurs peuvent s'épanouir. Le dernier morceau, A Room Of The Edge Of Forever, est un titre lent, piano/guitare/voix, qui me fait apprécier le magnifique chant d'Arno MENSES, très clair, assez haut perché. Le refrain est à tomber à la renverse, tant les harmonies vocales sont superbes. C'est tout à fait dans l'esprit de ce que pouvaient faire CROSBY, STILLS, NASH, and YOUNG si vous voyez le niveau.Le tout est entrecoupé de beaux passages à la guitare sèche.

Voici donc un album qui ne plaira peut-être pas à tout le monde, car il est chargé de climats et d'ambiances assez mélancoliques. Cependant, il mérite d'être écouté et réécouté pour être totalement apprivoisé et je suis sûr que les amateur.trice.s de prog au sens large sauront y prêter une oreille attentive, car les musiciens, vraiment excellents, le méritent amplement.


Silver (The Sheltered Garden) : cliquez ici

The Last Of Its Kind : cliquez ici

A Wound Is A Place To Let The Light In : cliquez ici

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