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Chronique
SVARTANATT - Last days on earth

Style : Hard Rock
Support :  MP3 - Année : 2023
Provenance du disque : Reçu du label
11titre(s) - 45minute(s)

Site(s) Internet : 
SVARTANATT FACEBOOK

Label(s) :
The Sign records
 (19/20)

Auteur : Alain
Date de publication : 17/11/2023
Rock extatique
Nous vous avions signalé la qualité de ce combo suédois dès la sortie en 2016 de son premier album sans titre (cliquez ici) et nous avions augmenté en 2018 notre jugement laudatif pour son successeur Starry Eagle Eye (cliquez ici).

Voilà déjà que s’annonce le fameux cap du troisième album, réputé être celui de tous les dangers, le groupe ayant épuisé son répertoire originel et ne pouvant plus compter sur un quelconque effet de surprise. Ayant sûrement mis à profit la période du Covid-19 – un mal pour un bien, en somme -, les cinq compères de SVARTANATT ont eu le temps de travailler en profondeur leurs onze nouvelles compositions et se révèlent aux auditeurs sous un jour en pleine maturité, sans avoir renoncer à une once de cette urgence Rock, héritée des années 70.

Pour les retardataires, SVARTANATT n’aiment rien tant que le Rock urgent et groovy, tranchant et mélodique, fougueux et sensible, concis mais non exempt de subtilité. Pour les sources d’inspirations, merci de consulter THE ROLLING STONES, THE WHO, THE FLAMIN’ GROOVIES, THE PRETTY THINGS, HUMBLE PIE, toutes formations légendaires ayant repris à leur compte le Blues et le Boogie.
Vous pouvez ajouter également les formations versées dans le Rock agressif et urgent, comme MC5 ou THE STOOGES. Le Punk et assimilé constitue en outre un matériau incandescent évident, surtout concernant des groupes ne rechignant guère à assumer leurs racines Rock (RADIO BIRDMAN, THE DAMNED). Qui plus est, l’intensité globale et la complémentarité des guitares ne manquent pas d’évoquer les aspects les plus remuants de groupes de Hard Rock aussi essentiels que BLUE ÖYSTER CULT (uniquement les trois premiers albums), KISS (pas au-delà de Alive !), UFO (dans son versant Boogie sauvage initial).

D’où cet amour pour les compositions concises (ici, entre trois et cinq minutes), quoique jamais linéaires, le groupe prenant grand soin d’organiser une dramaturgie propre à chaque titre, utilisant à plein les éléments fondamentaux de l’architecture Rock : introduction, couplet, refrain, solo, break… Plus que jamais, les deux guitaristes du groupe, Jani LEHTINEN et Felix GÅSSTE, s’y entendent plus que jamais pour délivrer à tour de bras des riffs teigneux et tranchants, mais également pour intercaler des leads crépitants et mélodiques, voire quelques parties limpides. La section rythmique se propose en appui direct, tendu et nerveux, néanmoins souple et adaptatif. Autant le batteur Daniel HEASTER privilégie une frappe sèche et souple, autant son acolyte bassiste Anton FORS privilégie des lignes épaisses mais agiles. Pour compléter l’édifice instrumental, le claviériste Martin BORGH alterne avec brio et pertinence des arrangements à base d’orgue ou de claviers vintage.

La dimension vocale demeure dominée par le chant rauque de Jani LEHTINEN, d’un registre relativement peu étendu, quoique fort pertinemment modulé et particulièrement expressif. Le bonhomme semble en permanence osciller entre une volonté d’agresser en mode rugueux et une tendance à infiltrer quantités de nuances vivaces. Comme une concaténation entre Bob HITE (CANNED HEAT), Qui plus est, le groupe a travaillé avec un grand soin ses accroches mélodiques, ses refrains, grâce à des harmonies, des pistes doublées, des chœurs. A la manœuvre, on trouve LEHTINEN, renforcé par son collègue bassiste.

Une fois louée les qualités des interprètes, il reste à souligner l’intensité et la variété du répertoire proposé. Immanquablement, l’auditeur se trouve électrisé par les titres les plus fougueux (que le tempo soit rapide ou médium), mais il ne peut manquer de succomber aux exercices accomplis relativement plus tempérés : The Crows et son souple groove Funk, le swingant Keep On Movin, le solaire et mystique Children Of The Sun, le profilé en envoûtant Texas Dance (mélange lumineux de THE DOORS, 13TH FLOOR ELEVATOR, chanté par Bog SEGER et particulièrement rehaussé par des claviers vintage), Where I Belong et sa nervosité élégante, hantée par une trompette fantastique.

J'ai beau réitérer les écoutes, je me trouve à parts égales parcouru tout à la fois par le frisson canaille du Rock, possédé par le rythme fondamental du Boogie, taraudé par les joliesses – à ne surtout pas confondre avec les mièvreries ! – que se permettent guitares et claviers, pleines de résonnances psychédéliques. A mon sens, SVARTANATT vient de commettre une œuvre fascinante de puissance électrique vitale et de maturité quant aux arrangements. D’ores et déjà, je ne peux m’en passer…

Vidéo de Demons In The Night cliquez ici et de Child Of The Devil en live cliquez ici
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Pumpkin-T Le dimanche 17 décembre 2023

Ville : MARSEILLE
Cet album a fait forte impression chez moi aussi.
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