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Chronique
CALIGULA'S HORSE - Charcoal grace

Style : Prog Heavy / Prog Metal / Prog Rock
Support :  MP3 - Année : 2024
Provenance du disque : Reçu du label
9titre(s) - 60minute(s)

Site(s) Internet : 
CALIGULA'S HORSE FACEBOOK

Label(s) :
Inside Out
 (18/20)

Auteur : JMM213
Date de publication : 11/01/2024
Un pur-sang, je vous dis !
CALIGULA'S HORSE est un groupe australien originaire de Brisbane, actif depuis 2011. Les intéressés sont assez connus dans leur pays, puisque leur 3ème album a atteint la 16ème place des Charts australiens. Charcoal Grace est leur 6ème album. Le nom du groupe a été trouvé par Jim GREY, le chanteur et cofondateur du groupe avec Sam VALLEN, le guitariste. Il fait référence à Incitatus, le cheval de l'empereur romain Caligula. Voilà, ça, c'est pour l'histoire, et c'est un nom que l'on oublie pas. En ce qui concerne la musique, le groupe s'est stabilisé depuis 2019 avec une section rythmique composée de Dale PRINSSE à la basse et Josh GRIFFIN à la batterie. Ils sont considérés comme ayant un style mélangeant le rock progressif et le métal progressif. Eux-mêmes se définissent plutôt comme un groupe oeuvrant dans le rock alternatif progressif. C'est donc tout un programme, mais au delà des étiquettes, ce que je remarque surtout, c'est que l'Australie est devenue un véritable vivier pour les amateur.trice.s de cette musique, ce pays pouvant s'enorgueillir de compter en son sein plusieurs excellents groupes. Je citerai tout d'abord mes petits chouchous de TERAMAZE, mais aussi les brillants musiciens de SOUTHERN EMPIRE, ou encore VOYAGER, dans un style plus tourné vers l'électro-pop, avec cependant un saupoudrage progressif. Si cela vous intéresse, vous pouvez retrouver mes chroniques de leurs albums sur notre site. Et comme CALIGULA'S HORSE n'a encore jamais eu les honneurs d'être chroniqué sur notre site, je m'en vais derechef combler cette lacune.

L'album s'ouvre avec The World Breathes With Me, un titre de 10 minutes. C'est du métal progressif durant une bonne partie du morceau, puis comme souvent dans ce genre de titre, une partie calme et très mélodique arrive et je me retrouve à apprécier le chant de Jim GREY. Je sais que je suis en face d'un gros client car son chant est capable d'une grande souplesse qui s'adapte parfaitement à ce style. Ce passage apaisé est tout à fait remarquable et prépare de la plus belle des façons un solo tout en majesté de Sam VALLEN, que ne renierait pas son compatriote Dean WELLS, de TERAMAZE. Golem est le single extrait de l'album, et c'est ce titre qui m'a fait lever l'oreille, car même si j'avais déjà entendu parler en bien de ce groupe, je ne l'avais jamais entendu. La complexité rythmique est très marquée Djent. Dans les milieux autorisés, certains vont même jusqu'à coller la mention "caligulien" à ce type de riff ! Il y a aussi cette touche de métal alternatif à la CIRCLES, un autre groupe australien, qui me va bien. Le tout est puissant et technique, mais, et je tiens à le souligner, il n'y a jamais d'esbroufe gratuite.

Le morceau central de l'album, Charcoal Grace, est une énorme pièce de près de 24 minutes. Ce format n'est cependant pas inhabituel, pour un groupe de progressive. Il est découpé en 4 morceaux. Le premier mouvement Prey, débute en mode métal symphonique avant de laisser la place à l'exquise voix de Jim GREY, une voix qui m'accapare totalement. Il y a cette introduction de voix chuchotées du plus bel effet, que l'on retrouvera d'ailleurs à la fin du 4ème mouvement. L'organisation du morceau peut faire penser à ce que fait TRANSATLANTIC. A Word Without, Le 2ème mouvement, débute calmement. La mélodie est vraiment superbe et permet d'apprécier les immenses qualités de Jim GREY, qui a un registre vocal époustouflant. Ca touche au divin, quand il monte dans les aigus. Il me fait penser à Einar SOLBERG, le chanteur stratosphérique des norvégiens de LEPROUS. Le plus étonnant dans tout cela, c'est qu'une touche légèrement jazzy est présente en filigrane. Puis les choeurs rentrent dans la danse, et je ne sais plus où donner de la tête, tellement c'est beau. Je suis complètement paumé, mais comme je suis au pays des merveilles, je ne vais pas m'en plaindre ! Jim GREY en rajoute encore une couche avec de de magnifiques vocalises ! La fin du morceau est une démonstration de guitare, passant d'un solo complètement "Gilmourien", à de sublimes arpèges qui introduisent en subtilité, Vigil, le troisième mouvement, d'une durée relativement courte. Le chant de Jim GREY se place alors dans les médium avec une grande douceur, et je ressens comme une véritable caresse, juste accompagnée par la guitare sèche et de légères nappes de synthé. Quelle élégance, quelle classe ! La dernière partie, Give Me Hell revient vers du Métal Prog de grande technicité avec un chant grave, cette fois-ci. Ce morceau me ramène vers ce que faisaient les norvégiens de CIRCUS MAXIMUS (un groupe que j'adore !), avec ce même mélange de pure énergie et d'envolées lyriques qui sont de la haute voltige. Ecoutez-moi ces voix chuchotées rattrapées par un chant scandé puis par des choeurs surpuissants. Je ne peux que tirer un grand coup de chapeau à Sam VALLEN, le compositeur, qui se permet d'asséner un solo complétement débridé. C'est du haut niveau, il n'y a aucun doute là-dessus.

J'aime beaucoup The Stormchaser, un morceau plus court (quoique frisant les 6 minutes quand même), qui débute avec un chant de Jim GREY, totalement aérien. Ce titre est un vrai régal mélodique. J'ai lu, avec grand étonnement, qu'une des grandes inspirations de Sam VALLEN en termes de composition, était STEELY DAN, mais je saisis la référence lorsqu'il entame un solo qui me renvoie vers Walter BECKER, le guitariste de ce groupe légendaire. L'ambiance générale du titre me fait fortement penser à ce que peuvent produire les sublimes polonais de RIVERSIDE, surtout dans leur dernier album. Le début de Sails continue dans le même esprit, avec des arpèges légers comme une plume, qui viennent s'harmoniser parfaitement avec la voix de Jim GREY, qui semble à la limite de la fragilité par moments. C'est comme s'il marchait en équilibre sur un fil suspendu au dessus du vide, si vous voyez l'image. C'est vraiment magnifique et émotif en tout cas. Je savoure lorsque les choeurs viennent me caresser les oreilles et me projeter instantanément dans une ambiance évanescente, très "Floydienne", surchargée mélodiquement. Comment résister à ces 4 minutes de pur bonheur musical ?

Le dernier morceau, Mute, est une petite merveille de rock progressif. Il débute avec un chant grave, a capella, de Jim GREY, qui sait décidément tout faire et c'est assez impressionnant. L'intro oscille entre le rock progressif et le métal symphonique, puis un chant très mélodique et tout en délicatesse vient se poser. A ce moment là, j'ai compris pourquoi ce chanteur était encensé. Le morceau de 12 minutes est en fait une véritable fresque, alternant des passages très rythmés avec des moments de grâce. Le morceau se termine avec une superbe mélodie vocale, loin d'être simple. Il n'y a rien à redire.

CALIGULA'S HORSE était souvent cité dans mes lectures et je comprends mieux pourquoi il y a un tel engouement autour de ce groupe, qui est dorénavant un fer de lance du rock/métal progressif, au côté des anglais de HAKEN, la comparaison étant tout à fait judicieuse. Bien sûr, la musique du groupe demande plusieurs écoutes pour être assimilée et pour pouvoir pleinement apprécier cette incroyable richesse musicale. Quand la technique se met au service de la mélodie, il n'y a rien de mieux. En bonus, vous avez une superbe pochette d'album. Alors, essayez, et je pense que vous ne regretterez pas le voyage !

L'album sort le 26 janvier prochain.

Golem : cliquez ici

The Stormchaser : cliquez ici
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