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Chronique
THE NEPTUNE POWER FEDERATION - Goodnight my children

Style : Rock
Support :  MP3 - Année : 2024
Provenance du disque : Reçu du label
8titre(s) - 34minute(s)

Site(s) Internet : 
THE NEPTUNE POWER FEDERATION FACEBOOK
THE NEPTUNE POWER FEDERATION BANDCAMP

Label(s) :
Cruz Del Sur
 (18/20)

Auteur : Alain
Date de publication : 27/04/2024
Rock teigneux, mélodique et frissonnant
Le sixième album du combo australien THE NEPTUNE POWER FEDERATION vaut toutes les doses d’énergisants du monde. Avouons-le : nous étions passés complètement à côté des trois premiers albums de ce combo australien : Mano A Satano en 2013, Lucifer’s Universe en 2015, Neith A Shin Ei Sun en 2017. En 2019, les choses ont commencé à changer en Europe, à partir du moment où le label Cruz del Sur a pris les choses en main, rééditant les trois albums précédemment cités et publiant le quatrième, Memoirs Of A Rat Queen. S’ensuivit en 2022 Le demon de l’amour (chroniqué fort positivement sur ce site : cliquez ici), avant que ne déboule cet ébouriffant Goodnight My Children.

Sans avoir à proprement parlé bouleverser le moins du monde sa formule, le groupe semble avoir apporté un soin tout particulier aux arrangements vocaux qui accompagnent et embellissent le chant limpide, ample et varié de la chanteuse Screamin Lozz Sutch, lequel combine les capacités impactantes de Pat BENATAR, la fraîcheur de Suzi QUATRO, la classe subtile d’Ann WILSON (HEART), le chien bravache de Grace SLICK (JEFFERSON AIRPLANE, JEFFERSON STARSHIP), le mordant passionné de Patti SMITH, la hargne d’une Kim McAULIFFE (GIRLSCHOOL). Non pas que la chanteuse singe à tour de rôle ces noms prestigieux, mais son style, totalement maîtrisé sur les plans technique et émotionnel, se montre à leur hauteur.

D’un point de vue musical, les quatre instrumentistes parviennent à multiplier les schémas variés, à partir d’ingrédients de base assez… basiques : des riffs teigneux, des solos de guitare incisifs et intenses, une batterie très binaire, une basse ventrue. Pour autant, on aura droit à un répertoire cohérent, mais varié, avec du Glam Rock bien carré et chantant, du Hard Rock tendu et teigneux à la THE ANGELS, du Hard Rock’n’Roll à la GUNS’N ROSES (des débuts), du Rock sauvage hérité du MC5 et de THE HELLACOPTERS. Voilà qui est vrai sur les six compositions concises, toutes d’authentiques pépites énergiques, fédératrices et mélodiquement imparables.

Restent deux titres au format – relativement – plus conséquent. Frôlant de peu les six minutes, Woe Be Father's Troubled Mind débute en mode solennel, sur un tempo lent, avec des effets de claviers tourbillonnants (évoquant fatalement THE WHO période Who’s Next) et une touche psychédélique poisseuse. Cependant, au bout de deux minutes hypnotiques, la section rythmique installe un tempo plus appuyé, ostensiblement carré, dont le versant rythmique n’aurait pas été renié par le jeune AC/DC. A ceci près, qu’autour du chant passionné se développent des chœurs magnifiques, proprement irrésistibles. Le contraste – ô combien fructueux - entre cette assise rythmique tellement terre à terre et ce chant solo impérieux, rehaussé de chœurs chatoyants et puissants, développe un attrait vénéneux et lumineux à la fois.

Composition à la durée culminante (à peine plus de six minutes), Hariette Mae s’ouvre en mode mélodramatique et rampant, avec synthés vintage 80’s (tout droit sortis d’une bande originale d’un film de John CARPENTER), le chant, entre plainte, colère et menace, se trouvant rejoint par des riffs plombés et une section rythmique impavide. Peu avant le cap symbolique des trois minutes, la section rythmique passe les vitesses et les riffs se font urgents et teigneux, avec des solos de guitare purement incendiaires. Une minute après ce prurit d’intensité splendide, retour à un tempo plus lent, à une rythmique plus pesante, avec, encore et toujours, cette voix et ces chœurs envoutants En guise de réconciliation, le final se déroule en mode mid-tempo appuyé, avec chant et chœurs en majesté lumineuse, soutenus par une rythmique pour le moins volontaire.

Pour être honnête, il serait injurieux de réserver aux deux titres les plus longs les seules louanges en matière de subtilité. Chaque titre fourmille de nuances salvatrices. Signalons tout particulièrement le morceau éponyme, conclusif de cet album lumineux : une voix plus grave, aussi profonde que fragile, très vite soutenue par des guitares aux sonorités 50’s, le tout évoquant le meilleur de l’Americana. Pas même une minute n’est écoulée avant que s’impose une intensification rythmique et vocale palpable, particulièrement chargée d’émotion vocale et de lourdeur rythmique. Le dispositif se remet naturellement en place, avec de gros frissons à la clé.

Si, après ces quelques lignes, vous n’avez pas compris qu’il faut vous confronter à cet album limpide, tour à tour débordant de vitalité et rongé par des sentiments plus sombres, alors fiez-vous à la musique et écoutez, au choix : Let Us Begin cliquez ici, Betrothed To The Serpent cliquez ici ou Woe Be Father's Troubled Mind cliquez ici
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