MAUNAH - Hjarta
Style : Dark / Gothic / Doom / Stoner
Support :
MP3
- Année : 2026
Provenance du disque : Reçu du label
6titre(s) - 41minute(s)
Site(s) Internet :
MAUNAH BANDCAMP MAUNAH FACEBOOK
Label(s) :
Prophecy Productions
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    (18/20)
Date de publication : 16/09/2026
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Au-delà le doom épique
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MAUNAH est un nouveau groupe qui accouche ici de son premier album. Pour autant, ses membres sont déjà blanchis sous le harnois et ont participé à des formations Metal, Rock ou Folk. Cela explique sûrement la maîtrise que le groupe déploie sur ce premier opus. A telle enseigne qu’il est ardu de déterminer de manière claire et arbitraire le style dans lequel évolue MAUNAH.
Premier élément d’originalité relative, les paroles des chansons sont écrites et interprétées en danois. Ceci confère au chant une tonalité particulière, qui n’obère en rien une exécution au cordeau. Dans un registre clair et médium, le chanteur Søren Sol KOLDSEN- ZEDERKOF aligne avec fougue des lignes de chant basées sur des textes qui privilégient la musicalité de chaque mot plutôt que le sens global de la phrase. C’est donc dans un registre émotionnel avéré que se déploie le chant chez MAUNAH. On peut ponctuellement penser à du Doom épique, avant que d’autres tournures moins directement typées Metal n’enrichissent cette référence. S’ensuit un chant clair et médium, voire parfois grave, plaintif et puissant, aux intonations volontairement mélancoliques, qui se déploie avec puissance ou qui adopte des tournures plus intimistes.
Sur le plan instrumental, le même type de remarque peut être fait. La lenteur et la lourdeur de certains riffs, la pesanteur occasionnelle, conduisent à amarrer la musique de MAUNAH au port d’attache du Doom Metal, dans une lignée claire et épique. Cependant, le groupe n’hésite pas à s’émanciper des canons du genre pour tracer une voie qui lui est propre. C’est ainsi que les riffs ne seront pas systématiquement écrasants, les guitares trouvant à s’occuper à des taches plus mélodiques, plus aérées. Le fait est que le combo maîtrise à la perfection la dualité entre des plages franchement musculeuses et des plages nettement plus tempérées et foncièrement mélodiques.
Globalement, l’objectif de MAUNAH n’est pas d’enterrer l’auditeur mais de l’élever, de lui ouvrir des espaces existentiels. Ce en quoi il réussit à la perfection. Il faut dire que la durée des compositions, juchées entre six et huit minutes, donne tout loisir pour développer différentes plages, parfois très contrastées, au sein d’une même composition. L’impression générale est celle d’un ressac permanent, d’une marée qui sollicite en permanence le constat d’enfouissement, puis l’espoir d’une épiphanie davantage aérée.
Qui plus est, la section rythmique a été enregistrée par Tue MADSEN, fameux pour son travail avec Die APOKALYPTICHEN REITER, DARK TRANQUILLITY, MOONSPELL, DAGOBA, THE HAUNTED, MESHUGGAH et des dizaines d’autres. Gros son garanti.
On aura aisément compris que ce premier album s’impose comme une réussite totale qui peut réunir les fans de Doom à la PARADISE LOST (circa 1997-2002), de Rock gothique et, plus généralement, de Rock sensoriel (reprenez espoir même si le désespoir occupe l’essentiel de prime abord) et riche en effets lumineux troubles (plutôt en mode ECHO & THE BUNNYMEN). Quelques éléments Folk viennent à l’occasion enrichir le répertoire. Une authentique réussite, à écouter impérativement.
Vidéo de Heimaland : cliquez ici
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