UFO - No place to run
Style : Hard Rock
Support :
CD
- Année : 2025
Provenance du disque : Acheté
27titre(s) - 123minute(s)
Site(s) Internet :
UFO FACEBOOK UFO WEBSITE
Label(s) :
Chrysalis Records
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    (18/20)
Date de publication : 22/03/2026
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Réédition augmentée
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1979 est l’année de la consécration pour UFO, grâce à la sortie du double album live Strangers In The Night. Manque de bol, au moment même où le groupe récolte les fruits d’intenses tournées, un de ses atouts majeurs fait défection : le guitariste et principal compositeur Michael SCHENKER quitte le groupe pour se lancer dans une carrière solo. Le début de la décennie 80 voit donc UFO au pied du mur, tentant de faire fructifier le rude labeur de la décennie précédente. Pour remplacer son soliste lumineux, le groupe ne va pas chercher bien loin, en la personne de Paul CHAPMAN, un guitariste qui a déjà dépanné le groupe lors d’indisponibilités du titulaire du poste.
Voulant à la fois thésauriser sur la réussite du groupe et l’emmener vers des territoires plus commerciaux, le label engage les services prestigieux de George MARTIN, célèbre producteur des BEATLES, mais aussi d’AMERICA. On est loin de références en rapport avec le Hard Rock d’UFO, si mélodique soit-il. Sans avoir de compositions prêtes, le groupe débarque dans les nouveaux studios du maestro, sur l’île caribéenne de Montserrat, avec un choc culturel à la clé. Le fameux producteur est habitué à des musiciens disciplinés, arrivant avec des compositions finalisées, là où UFO termine, voire compose ses titres en studio. On en veut pour preuve que le groupe, se trouvant à court de compositions, se lance de manière impromptue dans une version du Mystery Train d’Elvis PRESLEY, avec un rendu assez original. Il n’empêche qu’on ne peut s’empêcher de penser au résultat qui aurait pu advenir avec une phase de composition et d’écriture et une préproduction dignes de ce nom.
Pour autant, d’un strict point de vue formel, le producteur des BEATLES n’a pas cherché à transformer le Hard Rock chromé du combo, leur offrant un son limpide, sûrement un peu trop sage. Cette version remasterisée rend parfaitement hommage à la limpidité de l’ensemble. Le souci de cet album consiste bien entendu qu’il prend la suite d’une série d’albums de très grande qualité sous l’ère SCHENKER. On ne trouve pas sur cet album de classiques du gabarit de Lights Out, Only You Can Rock Me, Love To Love, Doctor Doctor et consorts. Tant du point de vue de la composition que de l’interprétation, No Place To Run est un album qui tient très bien la route. Il lui manque juste des classiques et un brin d’effervescence supplémentaire.
Dans cette édition remasterisée, on a droit à trois versions alternatives en supplément. Mais surtout, on trouve un second CD qui rend compte d’un concert donné le 16 novembre 1980 dans le célèbre club londonien le Marquee. Au menu, outre une introduction, pas moins de treize morceaux. Cependant, la liste des morceaux en question ne lasse pas d’étonner puisque seuls trois titres sont issus de No Place To Run, deux autres étant appelés à figurer sur le prochain album, The Wild, The Willing And The Innocent, paru en 1981. Le reste étant composé de classiques de l’ère SCHENKER. On est à mi-chemin entre la prise de risques salutaire et l’envie de tourner la page rapidement. Toutes ces considérations mises à part, la prestation est jouissive, le groupe donnant tout dans l’ambiance confinée du club. Au cas où il y aurait le moindre doute, Paul CHAPMAN joue pleinement son rôle, sobre en rythmique, acéré en solo, avec une mention spéciale pour la cavalcade de Rock Bottom ; peut-être ne possède-t-il pas la griffe unique de son illustre prédécesseur mais il n’est clairement pas là en victime expiatoire et contribue à dynamiser l’ensemble.
Au bout du compte, cette double édition remasterisée offre l’opportunité de redécouvrir cet album de bonne facture, largement mésestimé, et de vérifier, une fois de plus, la valeur scénique d’UFO, quelle que soit la formation et l’époque. Achat conseillé. 17/20 pour l'album, 18/20 pour le live.
Vidéo de Lettin’ Go : cliquez ici
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